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Rhinoplastie secondaire

La rhinoplastie secondaire corrige le résultat d’une opération du nez antérieure, que le problème soit l’aspect, la respiration ou les deux. Elle est plus difficile qu’une première intervention, demande le plus souvent du cartilage prélevé ailleurs, et ne se planifie normalement qu’une fois douze mois passés.

A woman in profile with two gloved hands framing her nose and jaw, in the position used to assess a nasal profile.
Photographie d’illustration, prise avec un modèle.

En bref

Taux de reprise publié
3,1 pour cent après une première opérationMontant à 11,0 pour cent quand l’opération précédente était elle-même une reprise, dans une cohorte de 175 842 patients.
Délai médian avant reprise
1,2 anLa moitié des reprises ont lieu entre 8 mois et 2,3 ans après la première opération.
Délai habituel
Au moins 12 mois après l’opération précédenteOpérer avant que le gonflement et le tissu cicatriciel soient stabilisés risque de faire juger la forme de travers.
Greffes
Fréquemment nécessairesLe cartilage peut venir de la cloison, de l’oreille ou, dans les reconstructions plus lourdes, d’une côte.
Difficulté technique
Plus élevée que pour une première opérationLe tissu cicatriciel, une anatomie modifiée et un capital cartilagineux entamé ajoutent de la complexité.
Temps de stabilisation
Souvent au-delà de 18 moisUn tissu cicatriciel retient le gonflement plus longtemps qu’un tissu jamais opéré.

La rhinoplastie secondaire corrige un problème laissé par une opération du nez antérieure : l’aspect, la respiration, ou les deux. C’est une reconstruction à travers du tissu cicatriciel plutôt que la répétition de la première opération.

Cette page dit ce que comptent réellement les chiffres publiés. L’un d’eux est couramment mal lu, et le lire correctement change ce qu’on attend d’une deuxième opération.

À quelle fréquence une reprise a lieu

3,1 %

des premières opérations ont eu une reprise

Dans une cohorte américaine de 175 842 patients opérés d’une septorhinoplastie et suivis au moins trois ans. Sur l’ensemble de la cohorte, cas secondaires compris, le taux était de 3,3 pour cent.

Quand l’opération comptée était déjà une septorhinoplastie secondaire, le taux était de 11,0 pour cent : 386 reprises chez 3 518 patients de ce type. C’est environ trois fois et demie le chiffre des premières opérations, dans la même cohorte.

Un taux de reprise n’est pas un taux de réussite

Ces chiffres comptent la fréquence des deuxièmes opérations. Ils ne disent pas la fréquence à laquelle une première a marché, et ils ne peuvent pas être retournés en proportion de bons résultats.

Un chiffre de population n’est pas une prédiction. Les études diffèrent sur ce qui compte comme une reprise, sur la durée de suivi et sur la prise en compte des petits ajustements.

Pourquoi le délai est d’au moins douze mois

Le gonflement et le tissu cicatriciel changent encore pendant toute la première année. Opérer avant qu’ils se stabilisent risque de corriger une forme qui se serait stabilisée seule.

Dans la même cohorte, le délai médian entre la première opération et la reprise était de 1,2 an.

  1. Toute la première annéeLe gonflement va et vient, et la pointe s’affine en dernier. Le calendrier jour après jour donne les étapes.
  2. À douze moisLe premier moment habituel où une deuxième opération se planifie. Un nez très cicatriciel ou rétracté demande plus longtemps.
  3. Au-delà de dix-huit moisUn tissu cicatriciel retient le gonflement plus longtemps, donc un résultat de reprise se juge plus tard qu’un premier.
  4. L’exceptionUn problème fonctionnel ou structurel précoce peut être traité plus tôt. Un chirurgien évalue si cela s’applique.

Ce qu’une reprise peut corriger, et ce qu’elle ne peut pas

Une reprise traite un défaut identifiable, esthétique ou fonctionnel. Elle ne peut pas produire une finesse que le tissu restant ne tiendra pas.

  • Une asymétrie de pointe et une irrégularité de contour. La pointe se stabilise en dernier et c’est là que le soutien se perd le plus facilement, ce qui en fait la zone la plus difficile à corriger.
  • Un nez bouché. Souvent un soutien perdu à la valve nasale, jugé par examen interne et non sur des photographies. Voir la valve nasale.
  • Un tiers moyen effondré. Là où une bosse a été réduite sans que le soutien en dessous soit reconstruit.
  • Un nez en selle. Une arête qui s’affaisse une fois le soutien septal cartilagineux perdu. Les causes reconnues comprennent un traumatisme, une chirurgie nasale antérieure, un hématome ou un abcès de cloison, une maladie auto-immune et un usage de drogue par voie nasale.

Comme une charpente modifiée doit être vue pour être reconstruite, beaucoup de chirurgiens préfèrent la voie ouverte pour une reprise, au cas par cas plutôt qu’en règle.

D’où vient le cartilage

Le cartilage de la cloison a souvent déjà été prélevé, donc une reprise demande le plus souvent un second site donneur.

Une série d’un seul chirurgien a comparé 53 premières rhinoplasties à 49 reprises. Les reprises ont employé du cartilage d’oreille dans 67,3 pour cent des cas et de côte dans 42,9 pour cent.

La côte donne le plus de volume et les greffons les plus droits, et ajoute une incision thoracique. Une méta-analyse de 20 études et 1 648 patients en a réuni les complications :

  • Complications globales, 15,13 pour cent.
  • Gauchissement du greffon, le problème isolé le plus fréquent, 3,05 pour cent.
  • Cicatrice thoracique hypertrophique, 2,08 pour cent. Irrégularité de contour, 1,53 pour cent.
  • Infection 1,45 pour cent, résorption 1,2 pour cent.
  • Pneumothorax réuni à 0 pour cent, même si l’intervalle de confiance monte à 0,46 pour cent, donc le risque est faible plutôt qu’absent.

Un chiffre facile à mal lire

Dans la cohorte de 175 842 patients, une reprise ultérieure a suivi 6,3 pour cent des greffes septales. Elle a suivi 11,4 pour cent des greffes d’oreille et 21,5 pour cent des greffes de côte. Cela reflète très probablement la difficulté de ces nez, et non un échec du matériau.

Avant d’accepter une deuxième opération

Une reprise se planifie à partir de ce que montrent un examen et le compte rendu opératoire précédent, et non à partir du récit de ce qui était censé avoir été fait.

Une peau soulevée une fois ne se redrape pas toujours comme avant, et réduire davantage règle rarement un problème de reprise. Chaque opération laisse moins de matière pour reconstruire.

Un chirurgien qui qualifie une reprise de simple, ou qui promet un résultat donné, est une raison de prudence plutôt qu’une réassurance. Une consultation devrait se terminer sur une liste de limites.

Ce qui peut être établi avant le départ

Une reprise est là où l’expérience se voit le plus, donc demandez combien de reprises ce chirurgien fait par an et quel matériau de greffe il emploierait dans votre cas. Nos médecins répondent à cela par écrit.

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