Intervention

Rhinoplastie ouverte

La rhinoplastie ouverte, aussi appelée voie externe, relie les incisions placées dans les narines par une courte incision sur la columelle. Soulever la peau permet au chirurgien de voir et de travailler la charpente directement. C’est un chemin vers les mêmes structures qu’atteint une opération fermée, pas une autre opération.

A nasal profile viewed from the side, used here to illustrate the anatomy the article describes.
Photographie d’illustration, prise avec un modèle.

En bref

Où passe l’incision
Sur la columelleUne courte incision transcolumellaire relie les incisions placées dans les narines, pour soulever la peau de la charpente d’un seul tenant.
Comparée à la fermée
Aucune différence significativeUne revue systématique avec méta-analyse de 2025 a réuni 12 études et 1 067 patients. Sur les 539 ouvertes et les 528 fermées, aucune différence statistiquement significative n’a été trouvée sur les critères comparés.
Préférée en général pour
Pointe complexe, asymétrie marquée, repriseLes ouvrages chirurgicaux de référence décrivent ces situations comme celles où l’accès ouvert est en général préféré.
La cicatrice columellaire
Définitive chez tous, remarquée par une minoritéDans une série de 91 patients opérés par voie ouverte, 12 ont dit avoir conscience de la cicatrice. Cette conscience n’était pas associée à la satisfaction globale.
Anesthésie et durée
Générale en général, 1 h 30 à 3 hLe chiffre du NHS pour la chirurgie du nez. Le NHS décrit aussi un séjour de une ou deux nuits.
Pic du gonflement
Du 7e au 14e jour, pas le premierLa mesure photographique en trois dimensions place le volume nasal au plus haut dans la première quinzaine, à peu près quand l’attelle est retirée.

La columelle est la bande de peau entre les narines. Une courte incision qui la traverse est la seule chose qui sépare cette voie de la rhinoplastie fermée. La cloison, le travail sur les cartilages et les greffes sont les mêmes dans les deux cas.

On dit souvent aux patients qu’une voie est moderne et l’autre dépassée. Les données réunies ne le montrent pas. Ce que la voie change, c’est ce que le chirurgien peut voir, et la quantité de peau qui doit récupérer.

Ce que soulever la peau permet

Les incisions dans les narines sont les mêmes que celles d’une opération fermée. L’incision transcolumellaire les relie, pour que l’enveloppe cutanée puisse être soulevée de l’os et du cartilage au lieu d’être travaillée par une ouverture étroite.

Les ouvrages de référence décrivent la voie ouverte comme permettant de manipuler les cartilages de la pointe dans leur position anatomique et sans tension. Les sutures et les greffes sont posées sous contrôle de la vue.

Le prix se paie au même endroit. Les mêmes ouvrages citent, parmi les inconvénients de la voie ouverte, un gonflement plus marqué et plus durable, à côté de la cicatrice.

Quand un chirurgien choisit l’accès ouvert

L’accès ouvert reste en général préféré dans trois situations :

  • Un travail complexe sur les cartilages de la pointe, le sujet de la rhinoplastie de la pointe.
  • Une asymétrie marquée, où les deux côtés doivent être comparés directement.
  • Une reprise, où le tissu cicatriciel déforme l’anatomie et où le soutien a pu déjà être affaibli.

Rien de tout cela n’en fait une règle. C’est un jugement porté cas par cas, et un chirurgien évalue à l’examen quelle voie convient à l’anatomie qu’il a devant lui.

Ce qu’a trouvé la comparaison réunie

Une revue systématique avec méta-analyse de 2025 a réuni 12 études et 1 067 patients, dont 539 opérés par voie ouverte et 528 par voie fermée.

Elle n’a trouvé aucune différence statistiquement significative sur le résultat esthétique, la respiration, le gonflement, les bleus, la durée opératoire, la satisfaction ou les complications. Les auteurs conseillent d’adapter le choix à l’anatomie et au chirurgien.

Ce n’est pas la même chose que de conclure que la voie est sans importance. Les auteurs rapportent une hétérogénéité statistique substantielle, donc la moyenne réunie lisse des différences réelles entre les études.

Les deux groupes n’étaient probablement pas d’égale difficulté non plus, puisque les chirurgiens choisissent l’accès ouvert pour les nez plus difficiles. Les deux voies sont mises face à face en entier dans ouverte ou fermée.

La cicatrice columellaire

La cicatrice est définitive. Chez la plupart des gens elle s’estompe en un trait fin sur la columelle, et chez une minorité elle reste visible.

Dans une série de 91 patients opérés par voie ouverte, 12 ont dit avoir conscience de la cicatrice. Ces 12 avaient des scores d’image corporelle plus bas, même si cette conscience n’était pas associée à la satisfaction globale.

Les taux réunis dans une revue systématique de 2024 placent la cicatrisation hypertrophique entre 0,55 et 9,1 pour cent. Cet intervalle est large parce que les essais ne rapportent pas la même chose, et non parce qu’il décrit un risque individuel.

Avant de juger une cicatrice guérie sur une photographie

Les photographies de cicatrices columellaires guéries sont choisies par celui qui les publie, et aucune n’est votre peau. Demandez au chirurgien comment la cicatrice se comporte sur une peau comme la vôtre, et ce qu’il fait quand elle s’épaissit. Nos médecins répondent à cela par écrit.

L’opération, et les semaines qui suivent

L’opération se fait normalement sous anesthésie générale. Le NHS donne 1 h 30 à 3 h pour la chirurgie du nez, et décrit un séjour de une ou deux nuits.

Une attelle est collée sur le nez et gardée au sec, 7 jours selon le NHS. Le gonflement ne culmine pas le premier jour : la photographie en trois dimensions chez 18 patients opérés d’une première rhinoplastie ouverte a enregistré le volume nasal maximal entre le 7e et le 14e jour.

Dans une étude portant sur 40 patients opérés d’une première rhinoplastie ouverte, environ deux tiers du gonflement s’étaient résorbés à un mois. Les mêmes mesures donnent 95 pour cent à six mois et 97,5 pour cent à un an.

Les étapes intermédiaires sont détaillées dans le guide jour après jour. Le NHS compte parmi les risques reconnus de la chirurgie du nez :

  • Une gêne respiratoire, le plus souvent temporaire et parfois définitive.
  • Un nez raide et engourdi, et un odorat modifié.
  • Des saignements de nez, des saignements abondants et des caillots.
  • Une atteinte de la cloison cartilagineuse entre les narines.
  • Une infection, et une réaction à l’anesthésie.
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