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La rhinoplastie fait-elle mal ?

La plupart des gens attendent d’une opération du nez qu’elle soit un supplice et elle ne l’est en général pas, ce qui est un vrai résultat et non une réassurance. Dans les petites séries publiées où la douleur a été mesurée, les patients ont rapporté une douleur modérée pendant environ deux jours et pris très peu d’antalgiques. La même série a enregistré chez quelqu’un des scores près du haut de l’échelle, donc une moyenne mérite d’être lue avec soin, et la gêne que la plupart décrivent ensuite n’est pas une douleur.

A woman resting against a pillow with a strip of tape across the bridge of her nose and her hand at her cheek, curved lines drawn across the nose.
Image d’illustration, pas une patiente. Les lignes courbes sur le nez sont dessinées par-dessus.

En bref

Douleur modérée après une rhinoplastie
1,9 jour en moyenneJours à 40 ou plus sur une échelle de 0 à 100, écart-type 1,9, chez 22 patients d’un centre américain.
Douleur appréciable
2,9 jours en moyenneJours à 30 ou plus sur la même échelle, chez les mêmes 22 patients. L’écart-type est donné dans le tableau plus bas.
L’étendue dans ce groupe
0 à 88 sur 100Quelqu’un de cette petite série a enregistré une douleur près du haut de l’échelle. La moyenne n’est pas une prévision pour une personne.
Ce que les gens décrivent à la place
Un nez bouchéL’information aux patients du NHS pour la chirurgie du nez décrit la gêne qui suit comme un gros rhume.

La version honnête a deux moitiés qui tirent en sens contraire, et les deux en font partie. La douleur mesurée après une rhinoplastie est plus basse que presque personne ne l’attend. Et l’étude qui l’a mesurée a suivi 22 personnes, dont l’une a coté sa douleur à 88 sur 100.

Ce qui a été mesuré

Une étude publiée dans le Laryngoscope en 2019 a demandé aux patients de noter chaque jour leur douleur sur une échelle visuelle analogique de 0 à 100, et le nombre d’antalgiques pris. Elle portait sur 22 patients de rhinoplastie et 13 de septoplastie dans un seul centre américain.

Rhinoplastie (22 patients)Septoplastie (13 patients)
Jours à 40 ou plus sur 1001,9 (ET 1,9)0,9 (ET 1,1)
Jours à 30 ou plus sur 1002,9 (ET 2,7)1,4 (ET 1,1)
Étendue des scores enregistrés0 à 880 à 78
Comprimés opioïdes pris, moyenne4,4 (ET 4,0)4,1 (ET 4,4)

Les auteurs concluent que les deux opérations s’accompagnent surtout d’une douleur légère et que les besoins en antalgiques sont faibles, assez pour que les prescriptions puissent être réduites de façon fiable.

Vingt-deux personnes, ce n’est pas beaucoup

C’est une petite série d’un seul hôpital, et la mesure la plus précise que nous ayons trouvée. Elle suffit à décrire ce qui est arrivé à ce groupe et pas à promettre quoi que ce soit à un lecteur. Traitez la forme du résultat, une douleur plus basse et plus courte qu’on ne l’attend, comme mieux étayée que n’importe lequel de ses chiffres.

Pourquoi une moyenne se prévoit mal

Le chiffre le plus utile de cette étude est le moins souvent cité. Les scores allaient de 0 à 88 sur 100. Quelqu’un, dans un groupe de 22, a passé un mauvais moment, et aucune moyenne qui le contient ne vous dit si ce sera vous.

Ces moyennes se lisent comme la description d’un groupe et non comme une prévision pour une personne, et la douleur se prête particulièrement mal à la moyenne : elle varie avec l’étendue de la chirurgie, avec le fait qu’on ait coupé de l’os, avec l’anxiété, le sommeil, et ce que la personne attendait au départ. Une page qui vous dit que tout ira bien devine à votre sujet.

  • Une opération qui a coupé de l’os n’est pas la même expérience qu’une qui a remodelé du cartilage, et les études les séparent rarement.
  • Une reprise prélève du cartilage sur une côte ou une oreille, ce qui ajoute un second site qui fait mal pour lui-même et plus longtemps.
  • Un méchage, là où il est employé, est largement décrit comme la partie la moins confortable, et son retrait est un événement.
  • L’attente déplace le score. Les gens à qui on a annoncé un supplice rapportent une douleur pire que ceux à qui on a dit ce qui se passe vraiment.

La plainte que les gens font vraiment

Demandez à quelqu’un, quinze jours après une chirurgie du nez, quelle a été la pire partie, et la réponse n’est en général pas la douleur. C’est qu’il ne peut pas respirer par le nez, pas se moucher, pas dormir à plat, et qu’il doit garder la bouche ouverte pour respirer la nuit. L’information aux patients du NHS pour la chirurgie du nez décrit la gêne qui suit comme un gros rhume, et c’est ce que la plupart décrivent en disant que la convalescence a été dure.

  • Le nez bouché, par le gonflement à l’intérieur et par le sang séché, pendant une à deux semaines dans la plupart des récits.
  • Dormir surélevé, que la plupart trouvent plus dur que l’opération.
  • Une bouche sèche et une gorge irritée à force de respirer par la bouche la nuit.
  • Une pression plutôt qu’une douleur, souvent décrite comme un fond douloureux sur l’arête et derrière les yeux.
  • Un engourdissement de la pointe et de la lèvre supérieure, qui n’est pas douloureux et qui déstabilise.

Ce qui mérite d’être signalé

Une gêne qui s’améliore lentement est le cours ordinaire. Une douleur qui augmente au lieu de diminuer, une douleur d’un côté avec une narine bouchée et de la fièvre, ou un changement brutal après plusieurs jours calmes, sont autre chose, et relèvent des signes d’alerte plutôt que d’une page sur ce qui est normal.

Ce que les gens ont pris, et pourquoi ce chiffre ne voyage pas

Dans la même série, les patients de rhinoplastie ont pris en moyenne 4,4 comprimés opioïdes et ceux de septoplastie 4,1. Les auteurs s’en servent pour soutenir que les chirurgiens pourraient en prescrire bien moins qu’ils ne le font.

C’est un fait sur la prescription américaine, pas sur votre nez

La prescription systématique d’opioïdes après une chirurgie légère est une habitude américaine sans équivalent direct dans les soins britanniques ou turcs, où le paracétamol et un anti-inflammatoire sont le point de départ habituel. Ce chiffre décrit ce qu’on a remis à ces patients et ce qu’ils ont choisi de prendre. Ce n’est pas une dose, ce n’est pas une recommandation, et cela ne prédit pas ce qu’on vous proposera ni ce dont vous aurez besoin.

La question pratique pour une consultation n’est pas combien cela fera mal mais quel est le plan : ce qu’on vous donnera, quoi prendre si cela ne suffit pas, qui appeler, et si quelque chose sera placé dans votre nez. L’aide-mémoire de consultation a la place pour écrire les réponses.

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