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Les polypes dans le nez : ce qu’ils sont et ce qui les traite
Un polype nasal est une formation charnue de la muqueuse du nez, selon les Manuels MSD : il naît du revêtement intérieur, et non de la charpente d’os et de cartilage qu’une rhinoplastie modifie. C’est pour cela qu’une opération sur la forme ne le traite pas. Le NHS place d’abord un corticoïde local. Aucune des sources ouvertes pour cette page ne donne de taux, d’effectif ni de dénominateur, donc cette page n’en publie aucun.
En bref
- Ce que c’est
- Une formation de la muqueuseLes Manuels MSD, version grand public, définissent les polypes nasaux comme des formations charnues de la muqueuse du nez, c’est-à-dire du revêtement intérieur et non de la charpente.
- L’odorat
- Perte ou diminutionLe NHS liste un odorat ou un goût diminué parmi les symptômes. Les Manuels MSD nomment les deux degrés : la perte de l’odorat, appelée anosmie, et sa diminution, appelée hyposmie.
- Le premier traitement
- Gouttes ou spray corticoïdeLe NHS écrit que, si vous avez des polypes, on vous donnera d’ordinaire des gouttes nasales ou un spray à base de corticoïde pour les faire diminuer.
- La récidive
- Fréquente, et conditionnelleLe NHS dit qu’il est fréquent que les polypes repoussent, d’ordinaire en quelques années, sans donner ni taux ni effectif. Les Manuels MSD ajoutent la condition : ils ont tendance à récidiver, sauf si l’inflammation, l’allergie ou l’infection sous-jacente est contrôlée.
Ce site le dit déjà, dans une seule proposition subordonnée : la chirurgie ne traite ni les polypes, ni la rhinosinusite chronique, ni l’apnée du sommeil, et chacun demande sa propre évaluation. Voici celle des polypes, sans les taux ni les effectifs qu’aucune source ouverte ici ne donne.
Ce que l’on appelle un polype nasal
Les Manuels MSD, dans leur version grand public, définissent les polypes nasaux comme des formations charnues de la muqueuse du nez. La muqueuse est le revêtement intérieur des fosses nasales ; la charpente, elle, est faite d’os et de cartilage, et c’est celle-là qu’une rhinoplastie modifie.
Sur l’origine, le NHS est explicite : on ne sait pas clairement ce qui cause les polypes nasaux. Il cite l’asthme et une sensibilité à l’aspirine parmi les choses qui peuvent augmenter le risque, ce qui est une association et non une cause. Les Manuels MSD écrivent que les polypes apparaissent plus volontiers chez les personnes souffrant d’allergies ou d’asthme, et qu’ils sont le reflet d’une inflammation.
Deux opérations qui ne visent pas la même chose
Retirer des polypes et remodeler un nez sont deux interventions distinctes. Aucune des sources ouvertes pour cette page ne dit qu’une rhinoplastie améliore ou aggrave des polypes, ni que traiter des polypes change l’aspect du nez.
Les symptômes, et les deux degrés de l’odorat
Le NHS en liste cinq :
- Un nez bouché
- Un écoulement nasal
- La sensation d’un mucus qui coule lentement à l’arrière de la gorge, ce que les Manuels MSD appellent écoulement postnasal
- Un odorat ou un goût diminué
- Des ronflements
Les Manuels MSD donnent une liste plus longue et nomment deux degrés pour l’odorat : sa perte, appelée anosmie, et sa diminution, appelée hyposmie. Ils y ajoutent des éternuements, une obstruction nasale, une douleur du visage, un écoulement nasal abondant, des démangeaisons autour des yeux et des infections chroniques des sinus.
Ce que ni l’une ni l’autre ne promet
Les deux sources placent l’odorat parmi les symptômes. Aucune ne dit qu’il revient après un traitement ou après une opération, ni chez quelle proportion de personnes, donc cette page ne l’écrit pas. Les autres causes d’un nez bouché sont dans le billet sur l’opération pour mieux respirer et dans la turbinoplastie.
Ce qui traite un polype, et dans quel ordre
Le NHS écrit que, si vous avez des polypes, on vous donnera d’ordinaire des gouttes nasales ou un spray à base de corticoïde pour les faire diminuer, et que, faute de signe d’amélioration après plusieurs semaines de ce traitement, le médecin généraliste peut proposer une opération pour les retirer. Ce même ordre est déjà exposé sur l’obstruction nasale.
Les Manuels MSD nomment trois situations dans lesquelles l’excision chirurgicale des polypes devient nécessaire : quand ils obstruent les voies respiratoires, quand ils causent des infections fréquentes des sinus, et quand ils masquent une tumeur sous-jacente. Aucune des sources ouvertes pour cette page ne dit à quelle fréquence la troisième se présente.
Le cancer, et une seule narine
Sur le cancer, les Manuels MSD sont explicites : à la différence des polypes du côlon ou de la vessie, les polypes du nez ne sont pas des tumeurs et n’entraînent pas d’augmentation du risque de cancer. Aucune des sources ouvertes pour cette page ne traite en revanche des polypes d’un seul côté, et cette page n’invente là-dessus ni chiffre ni réassurance : une formation dans une seule narine se fait regarder par un médecin. Le NHS demande de consulter si vous pensez avoir des polypes, si vous respirez mal, si les symptômes s’aggravent ou si l’odorat change.
La récidive, et la condition qui va avec
Le NHS écrit que la plupart des personnes opérées constatent une amélioration, mais qu’il est fréquent que les polypes repoussent, d’ordinaire en quelques années. L’adverbe compte : d’ordinaire en quelques années ne devient pas trois ans. Le NHS ajoute qu’il peut être nécessaire de continuer un spray corticoïde après l’opération pour empêcher les polypes de revenir vite.
Les Manuels MSD posent la récidive comme conditionnelle : les polypes ont tendance à récidiver, sauf si l’inflammation, l’allergie ou l’infection sous-jacente est contrôlée. La condition fait partie de la phrase et ne s’enlève pas, parce qu’elle change ce qui est suivi entre deux poussées.
Aucun taux sur cette page, et pourquoi
Ni le NHS ni les Manuels MSD ne donnent de taux, d’effectif ni de durée chiffrée pour la récidive, donc cette page n’en publie aucun. Le document de position européen sur la rhinosinusite et les polypes nasaux, publié dans Rhinology en 2020, propose des parcours de soins intégrés ; son résumé ne donne ni fréquence ni taux, et cette page ne le cite que pour ces parcours. À une page qui annonce un pourcentage, il reste à demander sur qui et sur combien d’années. L’aide-mémoire de consultation a la place pour les réponses.
Questions à poser à la chirurgienne ou au chirurgien
Emportez-les en consultation. L’aide-mémoire de consultation est fait pour être imprimé et annoté, et les médecins de notre page médecins répondent aux questions envoyées par ce site avant votre départ.
- Ce que vous voyez à l’intérieur de mon nez ressemble-t-il à des polypes, et des deux côtés ou d’un seul ?
- Quel traitement médical est proposé d’abord, et pendant combien de temps avant d’en juger ?
- Mon odorat entre-t-il dans la décision, et sera-t-il noté avant puis après le traitement ?
- Si une opération est envisagée, laquelle des situations la rend nécessaire dans mon cas ?
- Faudra-t-il continuer un spray après l’opération, et qui le réévalue ?
- Si mon nez est bouché pour plusieurs raisons à la fois, laquelle traitez-vous, et qu’advient-il des autres ?
Sources
Chaque source ci-dessous a été ouverte et vérifiée. Nous renvoyons à des autorités de santé, à des revues à comité de lecture et à des sociétés savantes, et à rien d’autre.
- Nasal polypsNHS, United KingdomPage destinée aux patients d’un service national de santé sur les polypes nasaux : excroissances molles qui ne sont pas douloureuses à l’intérieur du nez, une liste de symptômes comprenant une diminution de l’odorat ou du goût, gouttes ou spray de corticoïde pour les réduire, comprimés de corticoïde en général jusqu’à 2 semaines, chirurgie en l’absence de signe d’amélioration après environ 12 semaines, et le fait qu’il est fréquent que les polypes repoussent, en général en quelques années, sans aucun pourcentage ni dénominateur sur toute la page.
- Polypes nasauxManuels MSD, version pour le grand publicPage d’un manuel médical grand public sur les polypes nasaux : des formations charnues de la muqueuse du nez, la perte de l’odorat (anosmie) et l’odorat diminué (hyposmie) parmi les symptômes, une excision chirurgicale nécessaire s’ils obstruent les voies respiratoires, causent des infections fréquentes des sinus ou masquent une tumeur sous-jacente, et une tendance à récidiver sauf si l’inflammation, l’allergie ou l’infection sous-jacente est contrôlée, sans aucun chiffre.
- European Position Paper on Rhinosinusitis and Nasal Polyps 2020 (EPOS 2020)Rhinology, via Europe PMCLe document de position européen sur la rhinosinusite et les polypes nasaux, Rhinology 2020, volume 58, pages 1 à 464, cité uniquement pour l’existence, l’année et la revue d’un référentiel européen, car le résumé sur Europe PMC ne porte aucune prévalence, aucun taux de récidive et aucun chiffre, et le texte intégral n’a pas été ouvert.